Les 10 erreurs à éviter au blackjack

 

Le blackjack est l’un des jeux de casino les plus avantageux, aussi bien en ligne qu’en casino physique, avec un RTP pouvant atteindre 99,5 % pour les joueurs appliquant une stratégie de blackjack optimale et limitant les erreurs courantes

Bien sûr, des erreurs peuvent survenir, et c’est bien normal. Problème, si celles-ci se multiplient, elles peuvent coûter très cher (sur des centaines ou milliers de mains). L’objectif est donc de les limiter.

Cet article a pour but de vous y aider. Vous retrouverez notre liste des 10 erreurs blackjack les plus courantes, des explications sur pourquoi elles sont graves et quel est leur impact ainsi que des exemples précis pour vous aider à corriger le tir.

Ignorer sa stratégie de base

Ignorer la stratégie initialement fixée revient à prendre des décisions dénuées de tout sens logique, sur la base de ressenti. Or, au casino en ligne et plus encore lorsque vous jouez aux jeux de table, c’est un piège qu’il faut savoir éviter. Lors de nos tests, on a remarqué que la majorité des écarts viennent d’un seul point : les joueurs appliquent une stratégie apprise sur une table, puis changent de table sans recalibrer. Selon nous, c’est la façon la plus rapide de transformer une bonne discipline en suite d’erreurs invisibles.

Le bon réflexe consiste à apprendre et à mémoriser le tableau des stratégies de base au blackjack, selon les règles de la table sur laquelle vous allez jouer. Pour bien jouer au blackjack, il faut ainsi prendre en compte :

  • le payout, est-ce une table en 3:2 ou en 6:5 ?
  • la politique de la maison sur le 17 (Hard 17 ou Soft 17),
  • le nombre de decks,
  • le DAS,
  • la possibilité de se rendre.

Selon les réponses à ces questions, la stratégie de base à suivre ne sera pas la même.

💡 Voici un exemple pour vous aider à mieux comprendre pourquoi la stratégie de base est essentielle :

Sur une table en 3:2, vous touchez un 16 et le croupier montre un 10. Votre intuition vous dit de ne pas tirer davantage. Les statistiques démontrent cependant l’inverse. En effet, tirer donne une EV (expected value) de -0.17% contre -0.54% si vous décidez de rester.

Prendre l’assurance blackjack « par sécurité »

Prendre une assurance au blackjack, se fait dès lors que le croupier montre un As en première carte. La crainte de voir un 10 être tiré à la suite laisse craindre le pire. Le réflexe de se couvrir en optant pour le pari assurance (2:1) est naturel… Mais il n’est pas bon.

En effet, le bon réflexe consiste à toujours refuser de payer l’assurance. L’expected value de ce side best est négatif, à -30.8%. Il coûte quasiment tout le temps de l’argent. Le seul cas où il est recommandé de prendre l’argent est pour un compteur de cartes aguerri, avec un compte à +3 (a minima).

💡 Par exemple, vous misez 10 euros et le croupier montre un As en première carte tirée. Vous choisissez l’assurance et payez 5 euros. Sur le long terme, vous perdez 0,07€ par 1€ assuré (EV = -7,7% net), soit 35 centimes dans notre cas. Sur 100 As du croupier, vous aurez perdu 35 euros au total.

Mal gérer sa bankroll

Gérer sa bankroll au blackjack est l’une des clés du succès au blackjack. Placer des mises « aléatoires », sans réflexion derrière, avec pour seul objectif de se « refaire » pourrait avoir l’effet inverse à celui escompté. Une bonne gestion de bankroll blackjack est ainsi l’un des rares leviers permettant de réduire l’impact de la variance quand on joue au blackjack en ligne.

La meilleure des stratégies consiste à déterminer une unité de mise, sur la base de votre bankroll :

  • une unité de mise pour un joueur récréatif équivaut généralement à 0.5 – 1% du capital, soit 50 centimes à 1 euro dans notre cas
  • une unité de mise pour un joueur prudent équivaut à 0.25 – 0.5% de la bankroll, soit 25 à 50 centimes dans notre cas

Choisissez ensuite de fixer :

  • un stop-loss équivalent à 5 – 10 unités, soit 5 à 10 euros ici.
  • un stop-win équivalent à 5 – 15 unités, soit 5 à 15 euros, toujours dans notre exemple.

À 10 euros de perte, préférez quitter la table pour éviter d’accentuer les pertes. Au contraire, à 5 ou 15 euros de gain, préférez vous arrêter, mais dans l’idée de valider vos gains.

Confondre mains souples et mains rigides (soft vs hard)

Jouer un tirage Hard de la même façon qu’un Soft fait partie des erreurs au blackjack que de nombreux joueurs font (notamment débutants). En effet, un As compté 11, joué de la même façon qu’un Hard peut vous coûter très cher ! Ce qu’on a pu constater, c’est que le soft/hard est l’erreur la plus fréquente chez les joueurs qui connaissent déjà le blackjack. Ils pensent jouer solide, mais ils jouent leurs mains souples comme des mains rigides… et c’est là que l’EV se dégrade sans qu’ils s’en rendent compte.

C’est pour cette raison que le meilleur des réflexes consiste à apprendre et à maîtriser les principales lignes du tableau de la stratégie de base pour jouer au blackjack, pour les tirages doux (Soft, As – 2, 3 et ainsi de suite).

💡 Par exemple, vous obtenez un tirage Soft As – 7, pour un total de 18. Le croupier montre 9. Vous pourriez vouloir rester sur un 18, car il s’agit d’une bonne main. Mais les statistiques vont à l’encontre de vos croyances.

Tirer vous octroie une EV de -0.15% contre -0.32% si vous décidez de rester. En effet, le 18 ne bat pas souvent la range du croupier qui tire un 9. Il est donc préférable de tirer, le 19, 20 ou 21 pouvant tomber.

Mal doubler ou partager (split)

Savoir quand doubler sa mise au blackjack ou spliter (partager) sa main nécessite une connaissance approfondie de la table des stratégies de base. Or, souvent, certains joueurs ne font pas cet effort et ne savent donc pas vraiment comment s’y prendre le moment venir. Il n’est pas rare de voir certains décider de refuser le split sur A-A ou 8-8. Selon nous, le split/double est le vrai révélateur du niveau : quand la pression monte, beaucoup reviennent à l’instinct (« je garde 20 », « je ne veux pas doubler »). Nous, on a surtout vérifié une chose : plus vous respectez ces décisions mécaniques, plus votre jeu devient stable, même en mauvaise série.

Le bon réflexe consiste, comme expliqué, à toujours suivre le tableau de base et donc de :

  • doubler sur 10 contre un tirage soft 2-10,
  • doubler sur 11 contre un tirage soft 2-10,
  • toujours spliter le tirage A-A,
  • toujours spliter le tirage 8-8,

et bien d’autres.

Sur un tirage A-A contre 6 pour le croupier, vous pourriez être tenté de tirer une nouvelle carte, en espérant une carte dans le range 5 – 9. Cependant, il faut absolument splitter. En cas de partage, l’EV est de +0.78% contre -0.14% si vous ne faites rien. Le déséquilibre est important.

Abuser des side bets (21+3, Perfect Pairs, etc.)

Aussi attractifs les side bets soient-ils, notamment grâce à leurs promesses de gros rendement, opter pour une telle option est tout sauf une bonne idée.

Si vous êtes un joueur créatif et que vous souhaitez ajouter un peu de risque à votre session de jeu, en connaissance de cause et en maîtrise, alors pourquoi ne pas placer une petite mise symbolique (jusqu’à 0.25% de votre betting unit) ? Pour les autres, nous vous invitons à ne jamais tenter cette aventure.

💡 Prenons l’exemple du side bet 21+3 (vos 2 cartes plus la carte du croupier forment une main de poker). Le paiement y est de 9:1 sur un brelan. C’est un pari attractif. Mathématiquement cependant, l’avantage de la maison sur ce pari est de 6% ! Il peut même grimper à 10% sur d’autres paris, comme le Perfect Pairs.

Utiliser des progressions dangereuses (Martingale & co.)

Utiliser des stratégies de progression de mise comme la Martingale, la Piroli et d’autres, offre l’illusion du contrôle. En réalité, il faut avoir une bankroll solide sur laquelle se reposer pour espérer générer des gains et tenir dans le temps, car ces stratégies exposent notamment aux longues séries de pertes.

Le bon réflexe consiste à miser de manière disciplinée, sur la base d’unité fixe, tel que présenté ci-dessus (section betting unit). Cela peu importe les variantes de blackjack. Il faut accepter la variance naturelle du blackjack et se souvenir que, de fait, des gains ou pertes oscillant entre + et -35% est quelque chose de normal, même si vous jouez de manière optimale.

💡 Prenons l’exemple d’une martingale traditionnelle, avec doublement des mises après chaque perte. Sur une série de sept paliers, avec une mise de 5 euros de base, il vous faut 635 euros de bankroll pour tenir la cadence : 5-10-20-40-80-160-320€, en imaginant que la septième partie sera la bonne. Les risques de perte sont élevés.

Jouer sur des tables 6:5 au lieu de 3:2

Sur une table 6:5, la maison a un avantage de 1.4 point, contre 0.4 – 0.8 point sur une table 3:2. Il est donc essentiel de privilégier ces dernières, bien que plus rares.

Sur une table 3:2, un blackjack naturel, après une mise de 10 euros, paie 15 euros (25 euros au total de récupéré). Il paie 12 euros sur une table 6:5 (22 euros au total). Sur 100 blackjacks, cela fait une différence de 300 euros.

Multitabler / jouer trop vite en ligne

Dans l’esprit de certains joueurs, plus on joue, mieux c’est. Or, cette stratégie qui consiste à privilégier la quantité à la qualité peut rapidement s’avérer être une mauvaise décision. Dans l’urgence, la réflexion est moins poussée, avec des décisions prises parfois sans fondement.

Commencez par jouer sur une ou deux tables afin de vous familiariser avec le blackjack en ligne. Faites votre expérience et ajoutez progressivement une table, si votre taux d’erreur reste inférieur à 1%.

💡 Par exemple, sur une table à 100 mains par heure, l’avantage de la maison est de 0.5% environ. Sur quatre ou cinq tables, vous êtes à 0.5% multiplié par le nombre de tables. S’ajoutent le stress et la fatigue, impactant vos prises de décisions.

Mal gérer les paires (ne pas splitter 8-8 / splitter 10-10)

Il n’est pas rare que les joueurs prennent de mauvaises décisions quant à leurs paires. Ne pas splitter un 8-8 par peur de doubler la mise en estiment qu’un 16 est suffisant ou, justement, splitter les 10 en estiment qu’il est possible de toucher deux blackjacks de suite peuvent avoir un effet particulièrement négatif sur votre bankroll.

Le bon réflexe consiste à splitter les 8, peu importe la carte du croupier. En revanche, il ne faut jamais splitter les 10. Globalement, une mauvaise gestion des paires augmente l’avantage de la maison. On estime qu’il est alors de +1% par rapport à la stratégie de base.

💡 Un exemple chiffré étant plus parlant, voici une mise en situation :

sur un tirage 8-8 contre 9, penser que 16 suffit est normal. Mais partager les paires fait que la valeur attendue passe à +0.08% contre -0.54% si vous décidez de rester. La différence est notable !

Conclusion

Le blackjack n’est pas qu’un jeu de hasard. C’est un jeu qui, si vous en maîtrisez l’ensemble des concepts, peut vous permettre de limiter au maximum l’avantage de la maison, pour espérer réaliser des profits intéressants.

Ce qui ressort de notre analyse est que la table des stratégies de base est souvent la pierre angulaire sur laquelle se reposer pour limiter au maximum les erreurs. Si vous ajoutez à cela une stratégie de gestion de bankroll, vous pouvez d’ores et déjà être sûr et certain que vous parviendrez à limiter les risques de prendre de mauvaises décisions.

Rappelez-vous, enfin, que l’expérience vient en jouant. Ne prenez jamais de décisions hâtives, fixez-vous des règles que vous parviendrez à suivre. Enfin, ce jeu de table doit rester un plaisir. Si vous sentez que la situation vous frustre, voire vous échappe, n’hésitez pas à prendre du recul et à activer les options de jeu responsable des casinos.

FAQs

Comment jouer au blackjack ?

Comment être fort au blackjack ?

Quand arrêter de tirer au blackjack ?