Casino en ligne en France : le patron de JOA ne voit pas l’iGaming comme une menace
Alors que le débat sur la légalisation des casinos en ligne en France reste d’actualité, Laurent Lassiaz, directeur général du Groupe JOA, affiche une position mesurée.
À la tête du deuxième exploitant de casinos du pays avec 33 établissements, il estime que l’iGaming ne représente pas une menace directe pour les casinos terrestres. Pour lui, leur force repose avant tout sur l’expérience proposée aux visiteurs, bien au-delà du simple jeu…
Les casinos français misent sur l’expérience
📌 Selon Laurent Lassiaz, les casinos français attirent une clientèle locale qui recherche avant tout un moment de détente et de convivialité. Contrairement à Monaco, où les gros joueurs internationaux dominent dans les tournois de poker, la dépense moyenne dans les établissements JOA atteint environ 80 euros par visite, illustrant un modèle largement tourné vers le loisir populaire.
Cette approche s’appuie également sur la réglementation française, qui impose à chaque casino de proposer trois activités : les jeux, la restauration et les animations. Le Groupe JOA a poussé cette logique encore plus loin en consacrant près de la moitié de l’espace de certains établissements à des restaurants, bars, bowlings, salles de spectacle ou encore escape games afin d’attirer un public plus jeune.
L’iGaming vu comme un prolongement naturel
💡 Pour Laurent Lassiaz, si les casinos en ligne étaient finalement autorisés en France, ils représenteraient davantage une nouvelle activité qu’un concurrent direct. Il défend même un modèle de « click-and-mortar« , où les opérateurs terrestres pourraient développer une offre numérique complémentaire.
Le dirigeant rappelle toutefois que la France doit composer avec un marché illégal particulièrement développé, notamment les casinos sans KYC ni vérification. Selon plusieurs estimations, celui-ci pèserait près de 1,5 milliard d’euros par an. À ses yeux, légaliser les casinos en ligne ne suffirait pas forcément à détourner les joueurs des plateformes non autorisées si l’offre réglementée s’avérait moins attractive.
Enfin, Laurent Lassiaz souligne que les casinos terrestres jouent un rôle économique majeur pour les collectivités locales grâce aux taxes reversées aux communes. Une réalité qui explique, selon lui, la prudence des pouvoirs publics face à toute évolution du marché des casinos en ligne…
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